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Lundi 21 Mai 2012

GOODMAN: L’immobilier en Asie s’impose tandis que la confiance des investisseurs fait oublier la crise du crédit



La récente crise des crédits ne semble pas avoir détourné les investisseurs étrangers de l’Asie. De plus, selon Goodman Property Investors, la division de gestion des fonds immobiliers internationaux du groupe Goodman, les flux de capitaux d’Europe et du Moyen-Orient vers l’Asie sont susceptibles de progresser.

John Su, Directeur de la Stratégie d’Investissement de Goodman Property Investors en Asie explique : « Les marchés de l’immobilier en Asie sont toujours performants et peu de signes montrent qu’ils ont été affectés par la récente crise du crédit aux Etats-Unis. A contrario, certains investisseurs pourraient considérer les actifs immobiliers asiatiques comme une classe d’actifs plus attractive, car moins volatils que le marché boursier. »
« Les investisseurs institutionnels sont de plus en plus attirés par le marché de l’immobilier en Asie ; ceci s’explique d’abord par une tendance lourde, constatée ces dernières années, qui a amené les investisseurs institutionnels à diversifier leur portefeuille en investissant à l’extérieur de leur marché domestique. Puis, une fois que les investisseurs ont investi à l’étranger avec confiance, il n’y a aucune raison pour qu’ils se limitent à l’Europe uniquement. Enfin, comme le marché de l’immobilier au Royaume-Uni continue de baisser et celui de la Zone Euro commence à ralentir, beaucoup d’investisseurs souhaitent diversifier leurs portefeuilles. »
John Su explique qu’en Asie, les trois principales classes d’actifs immobiliers, à savoir l’immobilier de bureaux, les entrepôts logistiques et les commerces, ont vu de manière générale les loyers augmenter et les rendements s’effriter.
Il explique : « Le secteur de l’immobilier de bureaux restera la première cible des investisseurs institutionnels en Asie, et ce malgré une baisse des valeurs locatives dans les principales villes chinoises et à Hong Kong, en raison d’une sur-production. Les opportunités d’investissement à Shanghai et à Beijing sont de plus en plus limitées. Ceci, combiné à la croissance économique rapide de la Chine en dehors des villes principales, signifie que les investisseurs vont de plus en plus cibler les villes secondaires. »

« Le marché de la logistique en Chine va continuer de croître rapidement au cours des deux prochaines années, animé par la dynamique du secteur des exportations du pays. Au Japon, les clé en main locatifs et les externalisations de patrimoine continueront d’être l’option préférée des investisseurs, car les conglomérats locaux cherchent à se recentrer sur leur cœur de métier en cédant leurs actifs immobiliers non stratégiques. »
« La demande des utilisateurs en termes d’espaces commerciaux devrait augmenter, exerçant une pression à la hausse des valeurs locatives. Toutefois, sur le marché de l’investissement, il existe peu de produits disponibles à la vente, amenant les investisseurs institutionnels à cibler des actifs nécessitant une gestion très active. »
L’étude menée par GPI souligne que la transparence, le profil de risque et le potentiel de rendement sur investissement varient fortement d’un pays à un autre en Asie et que la plupart des investisseurs ciblent les marchés les plus matures.
« Les marchés émergeants tels que la Chine et l’Inde étaient sur le devant de la scène ces dernières années notamment grâce à leur croissance économique rapide. Néanmoins, le Japon reste le pays qui attire le plus d’investissements en immobilier commercial. Même si les opportunités d’investissement sont de plus en plus nombreuses sur les autres marchés asiatiques, un certain nombre d’investisseurs pense que les risques oeuvent être trop élevés. » souligne John Su.
GPI est convaincu que, pour la plupart des investisseurs souhaitant investir en Asie, l’investissement indirect constitue une excellente alternative à l’investissement direct.
« Les marchés immobiliers en Asie varient fortement d’un pays à l’autre influencés par des considérations politiques, légales et économiques. Par conséquent, les acteurs locaux sont souvent les mieux placés pour saisir ces opportunités. Les risques intrinsèques à un investissement en Asie demeurent. Il est donc conseillé de diversifier un portefeuille à travers plusieurs sociétés de gestion immobilières, ou à travers un fonds qui est investi dans plusieurs pays présentant des dynamiques différentes. », conclut John Su.

Vendredi 18 Avril 2008